Espérance

Il arrive qu il n y est plus d espoir
ON se trouve dans le noir
Plus rien à de l importance
On a perdu ĺa confiance
De la personne aimée
Pourquoi donc continuer
Vivre c est pas cela
Même si il y a des bas
Plus envie d avancer
Pour définitivement se retirer
Oui quand tout est cassé
Et que tout est abandonné
On se sent vaincu
La vie n y est plus

je n’ecris pas ………

 

mots1

Je n’écris pas

pour être lu

j’écris pour être entendu

j’écris pour que mes mots

tournent en boucle ,

pour qu’ils attaquent,creusent,

pour qu’ils pénètrent

et fassent leur chemin

mes mots sont ma vérité

ils n’engagent que moi

ils sont ma conscience

mon moi le plus profond

Oui je n’écris pas pour me glorifier

je veux qu’ils restent debout

par tous les temps

et que s’ il m arrive

de mettre un genoux à terre ,

qu’ils prennent le relais

pour continuer ce combat

ils sont ma raison de vivre

ils sont mon âme

que ces mots soient vivant

par delà ma personne

car posés sur cette page

ils ne m’appartiennent plus

mots2

 

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il était une fois

il était une fois un homme

pas plus mauvais , ni meilleur

il vivait dans son royaume

rempli de préjugés par malheur 

ne faisant confiance à personne

du peut être à ses échecs ,

sa vie fût brouillonne

sans pour autant de prise de bec

se faisant une montagne de certitude

ne voulant pas admettre la spécificité

chacun ayant sa propre attitude

on doit les accepter

pour ne point s’enfermer

ni se cacher

il faut du temps pour admettre ses erreurs

ce n’est jamais facile

cela en est même perturbateur

pour ne point se cacher derrière un ancile

la vie est un chemin avec ces obstacles

il faut pouvoir les surmonter

se contentant d’un cénacle

comme guide et compagnons pour avancer

 

 

attention quand on prépare une soupe

 

Il ne suffit pas de couper la tête d’un serpent pour se mettre à l’abri de sa morsure, comme le prouve cette histoire à faire froid dans le dos. En préparant une soupe de serpent, un mets très apprécié et populaire de la province chinoise du Guangdong, un cuisinier a été mordu par un cobra alors qu’il l’avait décapité vingt minutes auparavant. En voulant mettre la tête du serpent à la poubelle, il a été mordu et le venin de l’animal l’a tué en quelques secondes. Le temps que les employés du restaurant appellent les secours, l’homme était déjà mort. Une étonnante capacité des reptiles Malgré les apparences, rien de surnaturel ou d’inexplicable dans cette histoire, comme l’affirme un expert en serpents, Yang Hong-chang. Interrogé par le Daily Mail, il explique que les reptiles peuvent encore avoir des réflexes même après avoir perdu des parties de leur corps, ou la totalité dans le cas de ce cobra cracheur d’Indochine. « Il est tout à fait possible que la tête soit restée vivante et ait mordu le cuisinier. Après avoir perdu sa tête, le serpent est effectivement mort car ses fonctions corporelles ont cessé, mais les réflexes sont toujours là ». En cause : le métabolisme des serpents, bien plus lent que celui des humains. « Comme les autres mammifères, nous avons un rythme métabolique élevé et notre cerveau a besoin d’un apport constant en sang et oxygène, et s’il est interrompu pendant quelques secondes, il cesse de fonctionner », ajoute l’herpétologiste Wolfgang Wuster sur le site Tree Hugger. « Les serpents et les autres reptiles ont un rythme métabolique beaucoup plus lent, et leurs tissus, cerveau inclus, peuvent rester vivants et fonctionnels longtemps après que la circulation du sang ait été arrêtée ». La vidéo ci-dessus permet d’observer ce phénomène impressionnant. Serpents et médecine chinoise L’histoire de ce cuisinier chinois reste toutefois unique en son genre dans la région, malgré la popularité de la soupe de serpent. En médecine traditionnelle chinoise, le serpent est considéré comme un bon remède contre les déficiences du système immunitaire. On le consomme séché, en poudre, sous forme de soupe ou de vin. De son côté, le cobra cracheur d’Indochine (Naja siamensis) produit un venin composé d’agents cytotoxiques et neurotoxiques. Il entraîne de fortes douleurs, des gonflements et des nécroses, et peut s’avérer fatal lorsqu’un anti-venin n’est pas administré assez rapidement. Ce cobra doit son nom à sa tendance à cracher son venin dans les yeux de sa proie ou de son adversaire, le rendant temporairement, voire définitivement aveugle

Toute action n a pas le même temps de réaction cela s’ est avérée pour ce serpent mais les actions économiques réagissent de le même façon en fonction des différents pays le temps n a pas la même échelle 

 

humanité

pourquoi les hommes détruisent tout .ils se détruisent eux même par des conflits d est en ouest de  nord au sud quelque soit les continents mais aussi ils aiment à détruire notre passé, notre mémoire que de monuments , statues ont été saccagés

je peux commencer par les khmer rouge mais aussi plus récemment par des jihadistes 

Bagdad, Mossoul, Erbil font aujourd’hui les titres de l’actualité. Les djihadistes de l’Etat islamique campent aux portes du Kurdistan et menacent, plus au sud, la célèbre capitale irakienne.

L’Irak, entre Tigre et Euphrate, ancienne Mésopotamie, berceau de civilisations, compte son histoire en millénaires. Les nombreux peuples qui s’y sont installés ont puisé aux mêmes racines culturelles. A la tête de vastes constructions politiques, les souverains, qu’ils soient assyriens, babyloniens, perses, régnaient d’abord sur des peuples en respectant leurs diversités, leurs croyances et leurs coutumes. Dans les religions polythéistes, les dieux des vainqueurs étant par le sort des armes reconnus par tous supérieurs aux dieux des vaincus, point n’était besoin de détruire systématiquement leurs sanctuaires.

Au contraire, les statues des dieux vaincus étaient emportées dans la capitale du royaume vainqueur et placées dans des temples, manifestant par leur présence, aux yeux de tous, la victoire remportée et facilitant l’acculturation. Les tributs et les impôts étant proportionnels à la richesse de chacun des peuples soumis, le souverain avait tout intérêt à ce que, à l’intérieur de son royaume, chacun puisse vivre en harmonie.

Les guerres, affaires d’hommes et non de dieux, étaient surtout motivées par l’accès à l’eau et aux hydrocarbures, notamment le bitume, utilisé à l’époque, entre autres, pour imperméabiliser les canaux d’irrigation et les bateaux, nécessaires à la prospérité agricole et commerciale, principales richesses.

Dans cette région argileuse et dépourvue de forêts, les bois de charpente et les pierres nécessaires aux constructions de prestige étant rares, les monuments, sauf exception, étaient préservés au maximum quitte à les réutiliser en les modifiant. Détruire pour détruire n’était pas à l’ordre du jour.

c’est nos civilisations qui sont en danger sans elle nous ne serions pas là .Les détruire c est aussi se donner la mort

 

C’est déjà demain

C’est une vague qui submerge l’Amérique et gagne l’Europe. Une grande peur pour les uns, un immense espoir pour les autres. Pour tous les économistes en tout cas, c’est une vraie question : les nouvelles technologies vont-elles laminer les millions de jobs qualifiés – mais un rien répétitifs ! – qui ont fait la prospérité des classes moyennes et des économies développées ? Finis les agents de banque, les comptables, les traducteurs, les assistants juridiques, les laborantins, les techniciens qualifiés, les chauffeurs de taxi ou les livreurs… Tous bientôt remplacés par des « robots-ordinateurs » à la puissance de calcul et de travail infinie.

La faute aux processeurs ultraperformants, aux capteurs médicaux, aux voitures automatiques et aux drones qui s’agitent déjà dans les labos de recherche et développement… « Le logiciel dévore le monde », a résumé Marc Andreessen, le visionnaire fondateur de Netscape.

Quand l’économie bascule dans un nouvel âge

Un scénario de science-fiction ? Dès le début du XIXe siècle, les luddistes, disciples de Ned Ludd, prétendaient s’opposer à l’avènement du métier à tisser mécanisé au motif que cette géniale invention priverait les ouvriers de travail.

Le fantasme d’une victoire de la machine sur l’homme est aussi ancien que l’invention du mot « robot » par le Tchèque Capek en 1920. Et l’économiste Keynes lui-même nous prédisait, dès les années 1930, la semaine de 15 heures de travail grâce au progrès technique… Des prophéties fumeuses ?

Coup sur coup, les deux éditorialistes anglo-saxons les plus en vue, Paul Krugman, du « New York Times », et Martin Wolf, du « Financial Times », ont pris le sujet très au sérieux. En juin 2013, le premier publiait dans le grand quotidien américain une tribune intitulée « Sympathie pour les luddistes ». Tandis que le second lançait un appel : « Non au techno-féodalisme ! ». Si les emplois disparaissent, si les revenus et richesses se concentrent entre les mains des « techno- féodaux » – les grands groupes qui maîtrisent la technologie -, comment l’économie tournera-t-elle ? D’où viendra la demande de biens et de services ? Et ne faudrait-il pas imaginer de nouvelles taxes (sur la propriété intellectuelle notamment) dans le but de financer « un revenu de base à tout adulte, auquel s’ajouterait un financement de périodes de formation à tout âge de la vie » ?

Aux USA, la croissance est revenue. Pas les emplois

La peur des robots ne surgit pas par hasard. Elle se fonde sur un constat : après la crise financière de 2008, que les Américains appellent la « Grande Récession« , la croissance est revenue outre-Atlantique. Mais curieusement, elle n’a pas créé d’emplois. L’activité repart, mais pas les embauches.

Comment expliquer ce nouveau phénomène ? Une thèse fait de plus en plus d’émules, celle de deux chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT), Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee, auteurs de deux livres remarqués : « Race Against the Machine » (Course contre la machine) et « The Second Machine Age » (le Deuxième Age de la machine) qui n’ont, hélas, pas encore été traduits en français.

Pour ces chercheurs, les technologies de l’information arrivent à un niveau de maturité, de développement et de puissance qui fait basculer l’économie dans un nouvel âge. Inutile de remplacer les jobs de vendeurs supprimés pendant la crise (un sur douze aux Etats-Unis), puisque de plus en plus de clients achètent en ligne au lieu de se rendre dans une boutique.

Inutile de remplacer les « banquiers » qui accordent des crédits ou vendent des produits simples, on gère ses finances depuis son smartphone. Inutile d’embaucher les comptables, on investit plutôt dans l’informatique de gestion.

Quant aux emplois chez Kodak (140 000 salariés), on ne les reverra jamais chez Instagram (13 salariés au moment de son rachat par Facebook). « Le capital se substitue au travail », résume Larry Summers, ancien secrétaire au Trésor de Bill Clinton et ex-conseiller économique de Barack Obama.

Plus aucun routier ni chauffeur de taxi ? Possible

Pour illustrer l’accélération du mouvement, Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee citent l’exemple de la voiture sans chauffeur. La Darpa – l’organisme militaire américain qui a donné naissance au web – avait lancé en 2002 un concours pour un camion sans chauffeur. Un flop. Les prototypes présentés ne tenaient pas la route. L’idée a été jugée infaisable. Mais, en 2006, Google a relancé le sujet. Avec des résultats spectaculaires.

En 2014, la Google Car roule seule, en toute sécurité, avec de meilleurs réflexes qu’un humain ! Le groupe de Sergueï Brin et Larry Page a investi lourdement dans cette technologie et ne compte pas s’arrêter là. Il finance aussi le développement d’Uber, une société qui concurrence les taxis en proposant des voitures avec chauffeur à partir d’une application sur téléphone mobile. Les voitures Uber seront-elles un jour des Google Cars, sans conducteur ? Ce qui paraissait impossible hier ne l’est plus aujourd’hui.

Les robots savent déjà réparer des éoliennes et poser des câbles

Un autre exemple a beaucoup marqué les Etats-Unis : Amazon a présenté un projet de livraison de ses petits colis par drone. Certes la technique n’est pas encore au point, ni même autorisée, mais elle paraît désormais crédible. Le nouveau titan de la distribution en ligne n’est plus très loin des machines livrant les colis FedEx dans le film « I, Robot » !

Les robots, eux, sortent déjà des usines. Dotés de capteurs, ils réparent les éoliennes de General Electric ou les câbles sous-marins, travaillent dans les mines de Rio Tinto en Australie, irriguent et déversent la juste quantité d’engrais dans les exploitations agricoles brésiliennes.

La robotique mobile est en plein développement. « C’est spectaculaire », constate l’économiste Robin Rivaton, après un passage au salon mondial de la robotique de Séoul (Corée du Sud).

Dans un article à paraître dans la revue « Géoéconomie », il assure : « Les robots voient leur ‘corps’ devenir de plus en plus mobile. Ils sont en train de se redresser, d’apprendre à marcher et de voir leur boîte crânienne grossir » … Ils sont surtout de plus en plus faciles à programmer. Prenez le robot Baxter (RethinkRobotics). Il suffit de lui guider les bras la première fois qu’il effectue une tâche pour qu’il soit capable de la reproduire. Baxter est vendu 22 000 dollars.

Intelligence artificielle :  les juristes menacés…

L’autre révolution en marche, c’est celle de l’intelligence artificielle. Après le « grand hiver » des années 1990, les progrès dans ce domaine sont fulgurants. En 1997, un ordinateur d’IBM, Deep Blue, battait Garry Kasparov aux échecs. En 2011, Watson, un autre IBM, battait les meilleurs étudiants au jeu télévisé « Jeopardy ! », l’équivalent de « Questions pour un champion », déjouant même les pièges des jeux de mots.

Et là encore, Google bénéficie d’une longueur d’avance. Le californien emploierait un tiers des chercheurs dans le domaine ! Logique, car l’intelligence artificielle trouve désormais des champs d’application très concrets, comme la traduction ou l’analyse de textes.

Grâce à leur capacité à traiter des millions de documents et surtout à « apprendre », les ordinateurs accomplissent des prouesses. Les logiciels de traduction s’inspirent des notes de l’ONU et feront bientôt mieux que les interprètes. Quant aux professions juridiques, elles sont aujourd’hui considérées comme menacées aux Etats-Unis par les programmes d’analyse sémantique qui compulsent et synthétisent un million de documents pour moins de 100.000 dollars !

« Les gens s’ennuient, ont des maux de tête, pas les ordinateurs », constate Billy Herr, un directeur juridique cité par les deux chercheurs du MIT.

Les machines seraient même plus fiables que les humains. Une étude menée en Israël a montré que les jugements rendus après l’heure du déjeuner étaient plus cléments que ceux rendus avant la pause restaurant. L’ordinateur lui n’a pas ce genre de faiblesses !

Des ordinateurs capables d’utiliser l’immensité des données que les sites internet, les téléphones ou les objets connectés collectent auprès des consommateurs, des automobilistes, des patients – les fameuses « big data » -, des machines maîtrisant la reconnaissance vocale et pouvant à leur tour parler voire écrire… La liste des emplois menacés est longue.

Un ordinateur aujourd’hui peut rédiger un compte rendu de match de base-ball aussi clair que celui d’un journaliste. Il peut écrire un communiqué financier sans risque d’erreur. Carl Frey et Michael Osborne, deux chercheurs de l’Oxford Martin School, un collège pluridisciplinaire de l’université d’Oxford, ont modélisé l’impact de la technologie sur 702 professions. Résultat : 47% des emplois aux Etats-Unis courent un risque d’automatisation dans les vingt ans à venir (voir infographie ci-contre).

Dans 10 ans, un Américain sur sept au chômage ? 

Les métiers routiniers, qu’ils soient exercés par des cols bleus ou des cols blancs, sont les plus menacés. Restent heureusement beaucoup de jobs difficiles à mécaniser, tous ceux qui nécessitent des qualités relationnelles notamment ou de la créativité : psychothérapeutes, conseillers conjugaux, orthophonistes, chorégraphes, artistes, médecins, stylistes, anthropologues, architectes, maquilleurs, coiffeurs, bons vendeurs, managers et même techniciens de nettoyage… Sans compter tous les nouveaux métiers que l’on ne connaît pas encore.

Y aura-t-il toutefois du travail pour tous ? Pour les spécialistes les plus optimistes, nos économies seraient dans une phase de transition où le chômage augmente avant de trouver un nouvel équilibre. Mais les pessimistes, comme Larry Summers prédisent que dans dix ans un Américain âgé entre 25 et 54 ans sur sept sera sans emploi, contre un sur vingt dans les années 1960. Une question se posera alors : comment répartir les fruits de la croissance ? La réponse turlupine déjà l’Amérique, où de nouveaux milliardaires apparaissent chaque semaine – comme les fondateurs de Whats-App -, où les très riches continuent à s’enrichir, tandis que le salaire moyen baisse depuis 15 ans.

Voilà pourquoi sans doute, l’édition américaine du livre de Thomas Piketty « le Capital au XXIe siècle » est si attendue. Sa démonstration des progrès de la rente sur le revenu productif intéresse au plus haut point le monde universitaire américain.

L’éditeur Harvard University Press augmente ses tirages. Et l’auteur s’apprête à effectuer une tournée de trois semaines entre côte Est et côte Ouest… En France, le débat est tout autre.

Pour partager les fruits de la croissance et les gains de productivité, encore faut-il que les entreprises investissent et se robotisent. Afin de combler notre retard, le fonds Robolution Capital lancé cette semaine par Arnaud Montebourg a été doté pour démarrer de 80 millions d’euros . C’est un début. Mais ne dites pas au ministre que des emplois pourraient être menacés, il ferait des cauchemars…

Sophie Fay – Le Nouvel Observateur

vaste question qui reste sans réponse que devenons nous , qu’ allons nous faire ?quel sote de partage va t il y avoir ? serons nous piloté par des machines à terme ? prendront elles le pouvoir ? ce n’est plus de la science fiction les machines sont bien présentes dans notre vie , dans notre société .

Est ce que votre voisin n est pas une machine ? est ce que votre chef n’est pas une machine ?

je plaisante mais cette plaisanterie sera bien réelle dans peu de temps 

hermione le bateau de la liberté Lafayette

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Une frégate, témoin d’une grande époque de la construction navale française

En 1778, dans l’arsenal de Rochefort sur une cale de construction proche de la Corderie Royale, l’Hermione était mise en chantier.

Navire de plus de 65 mètres de longueur hors tout, doté d’une voilure de 1500 m2 répartie sur trois mâts, l’Hermione fut construite sur les plans de l’ingénieur Chevillard Aîné.

Elle faisait partie, avec la Courageuse, la Concorde et la Fée, d’une série de quatre frégates mises en chantier à Rochefort.

Appartenant à la catégorie de frégates dites légères, caractérisées par leur vitesse et leur maniabilité, l’Hermione était équipée de 26 canons tirant des boulets de 12 livres, d’où son nom de « frégate de 12 ».

Longue de 44,20 m, large de plus de 11 m, la frégate nécessita 11 mois de travail pour des centaines de charpentiers, forgerons, perceurs, cloueurs, calfats… bagnards… pour un total de plus de 35 000 journées de travail.

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Un navire à jamais lié à la légende de La Fayette

« Du premier moment où j’ai entendu prononcer le nom de l’Amérique, je l’ai aimée ; dès l’instant où j’ai su qu’elle combattait pour la liberté, j’ai brûlé du désir de verser mon sang pour elle ; les jours où je pourrai la servir seront comptés par moi, dans tous les temps et dans tous les lieux, parmi les plus heureux de ma vie. » La Fayette

Eté 1776, la rupture est consommée entre l’Angleterre et les « insurgents », partisans de l’indépendance des colonies anglaises en Amérique du Nord.

En janvier 1779, de retour d’Amérique où il s’était porté volontaire au service de la cause américaine, Gilbert Motier, marquis de La Fayette, gentilhomme français âgé de 21 ans, s’efforce d’obtenir pour elle le soutien officiel de la France.

Il réussit à convaincre le roi Louis XVI et son état-major d’apporter une aide militaire et financière aux troupes du Général Washington.

Le 21 mars 1780, le jeune major général de La Fayette embarque à bord de l’Hermione. Il part combattre aux côtés des insurgés américains qui luttent pour leur indépendance.

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L’Hermione est mise en chantier en 1778 à l’arsenal de Rochefort sur les plans d’Henri Chevillard, dit Chevillard Aîné. On est alors en pleine guerre d’indépendance américaine et les chantiers navals français, qui passent pour les meilleurs du monde, fonctionnent à plein régime. La frégate est lancée en 1779, soit six mois après sa mise sur cale et est totalement achevée en à peine onze mois. Entre mai et décembre, le navire est testé avec succès dans le golfe de Gascogne sous le commandement du jeune lieutenant de vaisseau Louis-René-Madeleine de Latouche-Tréville (futur vice-amiral et commandant en chef de la marine de Napoléon). L’Hermione réalise alors une brillante campagne au large des côtes françaises, capturant avec audace plusieurs corsaires anglais et de nombreux navires marchands. Cinq jours avant son combat contre le HMS Québec, la Surveillante est sortie avec l’Hermione et d’autres navires espagnols pour accueillir la grande flotte franco-espagnole revenant de Saint-Domingue dont une petite partie allait rejoindre Brest.

La Fayette embarque à Rochefort sur la frégate en mars 1780 et après trente-huit jours de navigation, débarque à Boston pour annoncer l’envoi de renforts français au général Washington. L’Hermione appareille le 2 juin ; elle combat la frégate britannique Iris et subit d’importants dommages.Dix-huit mois plus tard, les insurgents américains, auxquels s’est joint La Fayette remportent dans la baie de la Chesapeake sur mer, puis à Yorktown sur terre des victoires décisives avec l’appui des troupes françaises conduites par Rochambeau et de Grasse.

En mai 1781, la frégate reçoit le jeune Congrès américain à son bord. Le 21 juillet 1781, elle combat à plusieurs reprises et avec succès aux côtés du vaisseau l’Astrée commandé par Jean-François de La Pérouse. L’Hermione est elle-même toujours commandée à cette époque par Latouche-Tréville (cf. combat du 21 juillet 1781).

En février 1782, alors que la guerre a basculé en faveur des insurgés américains que Louis XVI soutient, la frégate regagne la France. Elle accompagne alors une flottille en direction de l’océan Indien pour renforcer l’escadre de Pierre André de Suffren dans le conflit avec les Britanniques pour le contrôle du golfe de Bengale. La paix est cependant rapidement signée et le navire retourne à Rochefort en avril 1784.

En 1793, la France révolutionnaire se mobilise, à force de levées en masse, pour faire face à la première coalition, tandis que l’Ouest du pays s’embrase. La guerre de Vendée bat son plein avec ses atrocités, vidant les ports de marins et d’officiers, devenus hostiles à la Convention. L’Hermione, amarrée à Nantes, reprend du service contre l’Angleterre, ennemie jurée de la France révolutionnaire après l’exécution du roi. Placée sous le commandement du récemment promu capitaine de vaisseau (et futur amiral) Pierre Martin, elle s’empare d’un corsaire puis est postée trois mois dans l’embouchure de la Loire pour appuyer les troupes républicaines contre les Vendéens. Le IVe jour complémentaire de l’an I de la République (20 septembre 1793), commandée par un équipage peu expérimenté, à peine sortie de l’estuaire de la Loire et par la faute d’un pilote local, la frégate sombre sur des rochers au large du Croisic, sur le plateau du Four. Une campagne de fouilles archéologiques, entreprise au cours de l’été 20051, a permis de récupérer plusieurs objets, dont une partie du gouvernail, et de remonter l’ancre de quatre mètres de long et d’un poids d’une tonne et demi2

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